Tahiti, le 10 octobre 2026 - Dans “Le chemin de croix des missions en Océanie”, paru aux éditions ‘Api Tahiti, Daniel Pardon, ancien rédacteur en chef de La Dépêche de Tahiti, retrace vingt-cinq récits de premiers contacts entre missionnaires et peuples du Pacifique.
Daniel Pardon croyait, comme beaucoup, que l’évangélisation s’était déroulée sans heurts : “Tout le monde est chrétien à Tahiti, je pensais que tout s’était toujours bien passé”. C’est ce qu’il a voulu vérifier dans les archives de curés et de pasteurs. Mais il a découvert tout l’inverse. “Ça a été vraiment un bain de sang.” Des missionnaires tués, chez les catholiques comme chez les protestants, ce qu’il juge “assez ahurissant”. Quand ils arrivaient seuls, “ils se faisaient bouffer”, et à deux, “ils se faisaient aussi tuer”.
Son livre “Le chemin de croix des missions en Océanie” ne cherche ni à louer ni à blâmer. Selon la quatrième de couverture, aucune île de l’Océanie n’a échappé à cette barbarie et les dégâts culturels ont été majeurs. “Le martyre étant très souvent la conclusion de leur sacerdoce”. Mais ce qui a le plus surpris l’auteur, c’est la suite… “En vingt ans, ils sont tous devenus chrétiens, alors que dans l’Empire romain, il a fallu 380 ans.”
S’il a pu recueillir autant d’archives, c’est grâce aux pasteurs “qui travaillaient jusqu’à seize heures par jour entre le jardin pour se nourrir et la mission, et qui trouvaient encore le temps de tout écrire et c’est ce qui rend les archives si riches”, poursuit l’écrivain de 66 ans.
Daniel Pardon croyait, comme beaucoup, que l’évangélisation s’était déroulée sans heurts : “Tout le monde est chrétien à Tahiti, je pensais que tout s’était toujours bien passé”. C’est ce qu’il a voulu vérifier dans les archives de curés et de pasteurs. Mais il a découvert tout l’inverse. “Ça a été vraiment un bain de sang.” Des missionnaires tués, chez les catholiques comme chez les protestants, ce qu’il juge “assez ahurissant”. Quand ils arrivaient seuls, “ils se faisaient bouffer”, et à deux, “ils se faisaient aussi tuer”.
Son livre “Le chemin de croix des missions en Océanie” ne cherche ni à louer ni à blâmer. Selon la quatrième de couverture, aucune île de l’Océanie n’a échappé à cette barbarie et les dégâts culturels ont été majeurs. “Le martyre étant très souvent la conclusion de leur sacerdoce”. Mais ce qui a le plus surpris l’auteur, c’est la suite… “En vingt ans, ils sont tous devenus chrétiens, alors que dans l’Empire romain, il a fallu 380 ans.”
S’il a pu recueillir autant d’archives, c’est grâce aux pasteurs “qui travaillaient jusqu’à seize heures par jour entre le jardin pour se nourrir et la mission, et qui trouvaient encore le temps de tout écrire et c’est ce qui rend les archives si riches”, poursuit l’écrivain de 66 ans.
De l'île de Pâques à la Nouvelle-Zélande
Daniel Pardon explique que “ces sociétés, pourtant très structurées, avec leurs dieux de la guerre, de la mer et de la pluie, étaient très fragiles” : “Elles reposaient sur la violence, sur les guerres permanentes entre clans et, dans beaucoup de ces régions, sur le cannibalisme.”
Ces guerres, précise l’auteur, n’étaient pas des carnages à grande échelle. Quand on descendait dans la vallée voisine, “ça faisait trois morts, mais on coupait aussi tous les arbres à pain” et “tous les bananiers”, de quoi affamer l’adversaire. C’est cette violence permanente, et le cannibalisme à Fidji notamment, que le message chrétien a fait cesser, et c’est ce qui explique pour lui une conversion aussi rapide. Sur le cannibalisme, l’auteur distingue les archipels : aux Marquises, il ne le rattache qu’aux guerres ; aux Tuamotu et aux Gambier, des preuves existent ; ailleurs, il n’en a pas trouvé.
Les vingt-cinq récits de premiers contacts entre missionnaires et peuples du Pacifique courent de 1535 à 1901, de l’île de Pâques à la Nouvelle-Zélande, en passant par Hawaii. Arrivé à Tahiti en 1984 après des débuts au Progrès de Lyon, Daniel Pardon est depuis 1987 le correspondant de Reuters en Polynésie française.
Il publie un livre par an depuis onze ans, dont cinq tomes des “Aventuriers du Pacifique” et “Mers du Sud, les derniers cannibales”.
Après la librairie Odyssey samedi matin, Daniel Pardon dédicacera de nouveau son dernier ouvrage lors du Salon du livre.
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