Mare-aux-Vacoas affichait, jeudi 22 octobre, un taux de remplissage de 33,2 %.
Le gouvernement annonce le transfert de 10 000 m³ d’eau supplémentaires par jour depuis Mare-Longue vers la station de traitement de La Marie dès la semaine prochaine. Deux autres projets sont prévus d’ici février 2027. Voici les mesures présentées après la réunion du comité interministériel présidée par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, jeudi 22 octobre.
Pourquoi faut-il renforcer l’alimentation de La Marie ?
La baisse des réserves de Mare-aux-Vacoas pèse sur l’approvisionnement, notamment dans les Plaines-Wilhems.
Selon le communiqué du Bureau du Premier ministre, La Marie reçoit actuellement moins de la moitié de son débit habituel de 110 000 m³ par jour hors période de sécheresse. Le communiqué rapporte également un taux de remplissage de Mare-aux-Vacoas de 33,2 %.
Quel apport est annoncé à court terme ?
Le gouvernement prévoit de transférer 10 000 m³ supplémentaires par jour depuis Mare-Longue vers La Marie, dès la semaine prochaine.
Cette mesure vise à améliorer l’approvisionnement des régions desservies par la station. Il s’agit d’un apport annoncé, dont la mise en œuvre reste à venir.
Quels projets sont prévus d’ici février 2027 ?
Deux chantiers sont annoncés. Le premier prévoit d’acheminer directement l’eau de Tamarind Falls vers La Marie, grâce à une nouvelle station et à un réseau de conduites. Sa capacité potentielle est estimée à 20 000 m³ par jour.
Le second consiste à renforcer les conduites entre Mare-Longue et La Marie, afin de permettre le transfert de 12 000 m³ supplémentaires par jour.
Quelles mesures sont déjà déployées ?
Selon le communiqué cité, 14 forages situés sur des terrains publics et privés contribuent à l’approvisionnement de la région depuis le 13 octobre.
Des stations mobiles de pompage et de traitement prélèvent également de l’eau dans les rivières, avec un apport annoncé de 8 000 m³ par jour.
Ces sources ne permettent toutefois pas toujours de maintenir une pression suffisante dans le réseau, particulièrement dans les localités situées en hauteur. Les camions-citernes y restent indispensables.
Comment les ménages sont-ils accompagnés ?
La Central Water Authority a installé dix réservoirs de 30 000 litres chacun, réapprovisionnés quotidiennement. Ils sont répartis entre Cité Atlee, Cité Anoska, Rue Couvent, Eau-Coulée, Midlands, Alma, L’Avenir, Ripailles, Quartier-Militaire et L’Espérance.
Les conditions d’accès au Water Tank Grant Scheme ont également été assouplies : le plafond de revenu mensuel de Rs 60 000 par ménage a été supprimé.
La CWA a, par ailleurs, recruté 70 personnes pour renforcer ses capacités opérationnelles.
Quelles autres pistes sont annoncées ?
Le Pipe Replacement Programme vise à remplacer les conduites défectueuses, à réduire les pertes d’eau et à permettre des réparations plus durables des fuites.
Une étude de faisabilité sur le dessalement de l’eau de mer doit être lancée dans les prochains jours. La Wastewater Management Authority travaille aussi sur des projets de réutilisation des eaux usées à des fins non domestiques.
Pourquoi la situation reste-t-elle préoccupante ?
L’hydrologue Farook Mowlabaccus estime que la situation demeure critique malgré les apports annoncés. Selon lui, les prochaines pluies sont attendues vers la mi-décembre et, en l’absence de précipitations significatives auparavant, le niveau des réservoirs risque de continuer à baisser.
Le consultant en environnement Sunil Dowarkasing souligne, pour sa part, l’importance de protéger les forêts et les bassins versants pour préserver durablement les ressources en eau.
Sharone Coodien
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