SENEGAL-ECONOMIE-PECHE
Fanda (Niaguis), 21 oct (APS) – La ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Amy Mara Dièye, a procédé, mercredi, au lancement des travaux de trois unités de transformation de produits halieutiques dans les régions de Ziguinchor et Sédhiou, en vue de permettre aux femmes des localités concernées de participer au développement durable de la filière en Casamance (sud).
Les deux unités en question sont implantées à Fanda et Baghagha, deux villages de la région de Ziguinchor, le troisième étant installée à Mangacounda (Sédhiou).
“Ce projet, financé par le Japon et mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), en partenariat avec mon département, illustre notre engagement commun pour l’autonomisation des femmes et le développement durable de la filière halieutique en Casamance”, a-t-il dit, lors de la cérémonie de lancement des travaux de ces infrastructures, à Fanda, un village situé à une dizaine de kilomètres de de Ziguinchor.
Le Japon et la FAO ont appuyé le Sénégal dans la promotion d’une pêche “durable, inclusive et créatrice”, a relevé la ministre, ajoutant que ces trois localités sont des zones “emblématiques de la Casamance”, dont l’économie et les moyens de subsistance reposent largement sur les activités de pêche.
“Au-delà de la contribution à l’emploi et au revenu des communautés, le poisson joue un rôle essentiel dans l’alimentation des populations sénégalaises en tant que source importante de protéines animales et de nutriments, particulièrement les ménages les plus modestes”, a déclaré Mme Dièye.
La préservation de la qualité des produits et la réduction des pertes après capture constituent des enjeux majeurs, “tant pour la rentabilité de la filière que pour la sécurité et la souveraineté alimentaire de notre pays”, a indiqué la ministre.
Ces différents chantiers, dit-elle, sont “le symbole d’un avenir prometteur” pour les femmes transformatrices et pour toute la Casamance, traduisant la conviction que le développement durable “ne peut pas être atteint sans l’implication active des femmes, piliers des communautés”.
Ces infrastructures permettront notamment d’améliorer les conditions de travail et de sécurité des femmes transformatrices, de réduire les pertes post-capture, d’améliorer la qualité sanitaire et commerciale des produits transformés et d’accroître la valeur ajoutée des produits halieutiques, a expliqué, de son côté, Bintia Stephen-Tchicaya, la coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest.
Au-delà des infrastructures, cette initiative contribue à renforcer l’autonomisation économique des femmes, a ajouté Mme Stephen-Tchicaya.
“En investissant dans les femmes, nous investissons dans les familles, dans les communautés et dans l’avenir de nos territoires. Les bénéfices qui découleront de ces unités modernes se traduiront par une meilleure éducation des enfants, une amélioration de la santé des ménages et un renforcement de la résilience des communautés face aux chocs économiques et climatiques”, a-t-elle indiqué.
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