L’OCEP College de Port-Louis, situé à la rue Labourdonnais, souhaite obtenir le statut d’établissement subventionné.
Alors que le Forest-Side Secondary College a obtenu le statut d’établissement « grant-aided », l’OCEP College de Port-Louis attend toujours une décision de la Private Secondary Education Authority. Dr Reza Saumtally, député, affirme que le dossier est actuellement en cours. Cette demande fait suite à la controverse suscitée récemment par rapport au dossier du collège de l’élu Θà Forest-Side.
L’OCEP College de Port-Louis, situé à la rue Labourdonnais, attend toujours d’obtenir le statut d’établissement « grant-aided » auprès de la Private Secondary Education Authority (PSEA). Son fondateur et CEO, Dr Reza Saumtally, affirme avoir entrepris les démarches auprès des autorités à la même période que pour le Forest-Side Secondary College. « J’ai soumis ma demande auprès des autorités au même moment. Selon les informations que j’ai obtenues, le dossier de l’établissement de Port-Louis est toujours “in process” », confie-t-il.
Le fondateur insiste sur le fait qu’il ne sollicite aucun traitement privilégié. Selon lui, sa démarche est avant tout motivée par l’éducation et l’accompagnement des jeunes. « L’éducation est essentielle pour les jeunes Mauriciens. Il faut aider les enfants à croire en leur potentiel et leur offrir les moyens de le développer », soutient-il.
Par ailleurs, le député de la circonscription n° 10 depuis novembre 2024 rejette une nouvelle fois les accusations selon lesquelles l’autorisation obtenue par le Forest-Side Secondary College résulterait d’une faveur politique. « Il n’y a rien de politique dans l’obtention de ce permis. Il est faux de parler de faveur politique », affirme-t-il.
Dr Reza Saumtally rappelle que son engagement dans l’éducation précède son entrée en politique. Il explique être impliqué depuis plusieurs années dans des actions sociales visant à faciliter l’accès à l’éducation des enfants issus de milieux défavorisés. Selon ses explications, les premières démarches auprès de la PSEA remontent à 2014, bien avant son accession au Parlement. La demande n’avait toutefois pas abouti à l’époque.
En janvier 2026, il a relancé le projet du Forest-Side Secondary College. L’établissement n’a cependant pas encore entamé ses activités académiques et vise toujours une ouverture officielle en janvier 2027, sous réserve de l’aboutissement des procédures administratives. « Nous continuons à suivre les directives de la PSEA en vue de l’ouverture du collège en janvier 2027 », ajoute-t-il.
Mauricia Institute dans l’attente
De son côté, Dr Hassam Sakibe Coowar, directeur du Mauricia Institute à Curepipe, indique avoir également déposé une demande auprès de la PSEA pour obtenir le statut de collège « grant-aided ». Selon lui, la demande a été soumise le 2 octobre dernier, mais il n’a encore reçu aucune communication officielle de la PSEA.
« Mon établissement dispose de salles de classe modernes, de salles spécialisées ainsi que de terrains de sport. À mon avis, toutes les conditions requises sont réunies pour obtenir le statut de “grant-aided school”. Je ne comprends donc pas pourquoi l’autorisation tarde à être accordée », affirme-t-il.
La directrice de la PSEA, Aryawattee (Amita) Boolauky, confirme que les deux demandes ont été reçues.
« Une demande pour l’ouverture d’un nouvel établissement scolaire avec statut “grant-aided” a effectivement été reçue du directeur de l’OCEP College de Port-Louis en janvier 2026. De plus, une demande du Mauricia Institute de Curepipe a été reçue au mois d’octobre 2026 pour la conversion de l’établissement en un collège subventionné. Les demandes ont été prises en considération et une réponse sera prochainement adressée aux directeurs respectifs », assure-t-elle..
Le critère des 175 élèves appartient désormais au passé
Le seuil minimum de 150 élèves est désormais la référence pour qu’un collège privé puisse prétendre à des subventions publiques, indique la directrice de la PSEA, Amita Boolauky. Elle précise également que le Forest-Side Secondary College est enregistré comme établissement subventionné depuis le 5 août 2026, mais que le versement des subventions demeure soumis au respect des critères réglementaires.
La directrice précise : « Depuis que le préprofessionnel n’existe plus – après 2020 –, c’est un minimum de 150 élèves qui est appliqué et non pas 175. » Le Forest-Side Secondary College devra ainsi compter au moins 150 élèves pour être éligible aux subventions publiques. Cette condition figure parmi les principaux éléments évoqués par la directrice de la PSEA dans ses explications concernant l’ouverture de l’établissement, prévue en janvier 2027.
Amita Boolauky rappelle que l’ancien critère de 175 élèves, comprenant 150 élèves du cursus ordinaire et 25 élèves du préprofessionnel, avait été instauré en 2003 par le ministère de l’Éducation de l’époque. Ce critère a servi pendant plusieurs années à évaluer la viabilité économique des collèges privés. Toutefois, depuis la disparition du préprofessionnel après 2020, le minimum requis a été ramené à 150 élèves.
Les aides financières ne seront accordées que lorsque toutes les conditions prévues dans le Comprehensive Grant Formula auront été remplies, souligne-t-elle. Des évaluations seront réalisées aux étapes requises et des contrôles réguliers seront menés afin de vérifier le respect des règlements applicables aux établissements subventionnés.
Questionnée sur la date limite du 31 juillet prévue à la section 9 de l’Education Act pour l’enregistrement d’un nouvel établissement scolaire, Amita Boolauky renvoie au paragraphe 9 de cette même section.
La directrice de la PSEA a aussi apporté des précisions sur la possibilité pour le Forest-Side Secondary College de débuter ses activités avec des classes de Grades 7, 8 et 9, alors que les nouveaux collèges ouvrent généralement avec une seule cohorte de Grade 7.
« L’enregistrement d’un collège lui permet d’admettre des élèves dans différents grades si des enseignants sont disponibles et que les procédures d’admission et de transfert des élèves provenant d’autres établissements scolaires sont respectées », soutient-elle.
Interrogée sur le fait de savoir si cette situation constitue une exception aux pratiques habituelles, Amita Boolauky affirme qu’il s’agit d’une décision prise par le ministère de tutelle et le conseil d’administration afin d’offrir davantage de possibilités de choix aux parents en matière de collège subventionné.
