La mission technique du Premier ministre Ahmadou Alhaminou Lô en Côte d’Ivoire a mis en avant plusieurs pistes de coopération avec le Sénégal, au-delà des relations diplomatiques et économiques.
Les discussions portent notamment sur le numérique, la sécurité, les industries culturelles et créatives, le sport et l’intégration régionale. La visite de Lô en Côte d’Ivoire s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre Dakar et Abidjan, marquée depuis 2024 par des rencontres régulières entre Bassirou Diomaye Faye et Alassane Ouattara.
Numérique et sécurité des données
Le Sénégal cherche à moderniser son administration et son économie grâce au numérique et à une meilleure gouvernance des systèmes d’information. Les échanges avec la Côte d’Ivoire pourraient permettre de comparer les pratiques en matière de services publics, de gestion des ressources et de protection des informations sensibles, notamment celles relevant du secret de la défense.
La sécurisation des systèmes d’information et les réponses aux risques numériques font aussi partie des domaines de coopération envisagés. Comme le rapporte dakar92, les deux pays ont également évoqué le renseignement, les technologies et une coopération administrative face aux menaces transfrontalières et aux crises régionales.
La police de proximité et les expériences dans le domaine électoral figurent parmi les sujets identifiés. Les domaines d’intervention, les responsabilités des structures et les outils institutionnels nécessaires restent à clarifier pour rendre les échanges plus opérationnels.
Culture, médias et sport
Les deux pays souhaitent valoriser leurs artistes et développer les industries culturelles et créatives. La mise à jour des accords culturels est une piste évoquée, avec des questions liées aux droits d’auteur, à la rémunération des créateurs, à la fiscalité des supports et à la circulation des œuvres sur les plateformes numériques.
Les difficultés de moyens des agences de presse ont également été abordées. Une coopération technique pourrait concerner leurs capacités de production et de diffusion de l’information.
Le sport est présenté comme un secteur pouvant contribuer à l’emploi et à la formation. Les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 sont évoqués comme une occasion de promouvoir les métiers du sport et des loisirs, ainsi que l’organisation de grands événements.
La question des 6 000 volontaires mobilisés pour les Jeux a été soulevée, avec un enjeu précis : accompagner leur insertion professionnelle après l’événement et valoriser les compétences acquises.
