Une filière d’engrais organiques mieux organisée permettrait de restaurer les sols agricoles et de limiter le recours aux intrants chimiques importés. Cette orientation a été défendue mardi à Dakar par Ibrahima Khalil Sabaly, qui a plaidé pour la mise en place d’un secteur performant. Il estime que la terre agricole constitue le premier capital productif du Sénégal et que sa dégradation progressive menace la capacité du pays à maintenir sa production dans la durée.
Pour le responsable, structurer cette filière permettrait de rendre leur fertilité aux terres tout en réduisant la dépendance aux engrais chimiques venus de l’étranger. Il rattache cette piste à la préservation des ressources naturelles et à la souveraineté agricole. Des inquiétudes sur l’épuisement des surfaces cultivables sont également signalées dans le pays, particulièrement dans les zones où la pression agricole est forte, sans que celles-ci soient nommées.
Les échanges ont aussi porté sur la nécessité d’un soutien institutionnel aux producteurs d’engrais organiques et aux exploitants appelés à les utiliser, rapporte Leral. Les déclarations ne précisent ni le dispositif d’accompagnement, ni ses modalités techniques, ni un calendrier de mise en œuvre.
Au sein de la direction de l’agriculture, Ibrahima Khalil Sabaly pilote le programme d’aide financière consacré aux fertilisants organiques.
