Depuis 2020, 47 navires de pêche ont rejoint le pavillon sénégalais par transfert d’immatriculation, à l’issue d’une procédure de sénégalisation. Leurs pavillons de provenance incluent ceux de la Chine, de l’Égypte, de la Turquie, de l’Espagne, de la Norvège et des États-Unis.
Le registre dénombre 187 unités de pêche actives. L’Agence nationale des affaires maritimes (Anam) fournit aussi le chiffre des 47 transferts et les pays d’origine, dans des réponses rapportées par Le Soleil.
Pour qu’un navire soit compté comme actif, ses titres de sécurité et de navigation doivent être renouvelés régulièrement, et les formalités administratives doivent établir son exploitation effective. La quasi-totalité des unités de pêche inscrites au registre avait d’abord arboré un pavillon étranger avant l’enregistrement au Sénégal.
Tiofane Ndiaye Dramé, directrice à l’Anam chargée des questions de sécurité en mer et de prévention des pollutions marines, revient aussi sur les transferts de pavillons, les vérifications préalables et les moyens évoqués pour mieux suivre les navires. La demande doit d’abord établir que le bateau a un droit d’accès à la zone de pêche concernée ; une licence de pêche figure parmi les justificatifs cités.
