L’Assemblée nationale a fait preuve d’ouverture en appelant au dialogue. Cette démarche mérite d’être prise au sérieux, d’autant plus que l’exécutif ne dispose pas d’une majorité parlementaire.
Il appartient désormais à l’exécutif de mesurer pleinement les enjeux de cette situation. Garant de la stabilité du pays et du bon fonctionnement des institutions, il doit faire preuve d’ouverture, engager des discussions avec les députés et prendre en considération leurs préoccupations sur l’encadrement des fonds spéciaux.
Si un blocage devait survenir faute d’un accord sur cet encadrement, la responsabilité politique de l’exécutif devrait être appréciée au regard de sa capacité à privilégier le dialogue et à rechercher un compromis.
La stabilité institutionnelle suppose que les préoccupations exprimées par l’Assemblée nationale soient entendues et examinées avec sérieux. Le dialogue entre l’exécutif et le législatif doit permettre de dépasser les divergences et de trouver une issue dans l’intérêt du pays.
Le Sénégal n’a rien à gagner dans une confrontation entre ses institutions.
Hawa Abdoul BA
