En 2023, un agent de l’état civil de Nguidilé aurait signalé à Nourah Ba que son extrait de naissance n’était pas valable et que son numéro d’acte renvoyait à une autre personne. L’influenceuse, de son vrai nom Mariama Ba, dit avoir alors remis des documents à un intermédiaire.
Elle affirme lui avoir confié les extraits de naissance de ses parents ainsi que le certificat de nationalité sénégalaise de son père. Une semaine après, cet intermédiaire lui aurait remis un nouvel acte. L’acte de naissance de Nourah Ba, qu’elle aurait obtenu moyennant 20 000 FCFA, est au centre des vérifications. Senenews rapporte qu’elle avait été placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête de la Division spéciale de cybersécurité.
Depuis, le dossier a connu une autre étape judiciaire : le 13 octobre 2026, Nourah Ba a été inculpée pour faux et usage d’un faux document administratif, entre autres infractions, puis placée sous mandat de dépôt. Si le document est reconnu faux ou obtenu frauduleusement, les faits pourraient relever du faux et usage de faux en écriture publique. Des poursuites pour complicité, obtention indue d’un document administratif ou corruption pourraient aussi viser les personnes impliquées, selon leur rôle et les faits établis.
L’annulation de l’acte pourrait remettre en cause les documents établis à partir de celui-ci, notamment une carte d’identité ou un passeport. La question de la nationalité, si elle se posait, relèverait d’une procédure distincte devant les juridictions compétentes. Une réquisition adressée à la mairie de Nguidilé doit permettre de déterminer comment le nouvel acte a été établi.
