Sébastian Jonathan Thomas, surnommé Nathan, et Élodie : une histoire d’amour qu’il espère continuer à écrire à ses côtés. Avec leur petite Amélya, deux ans, Nathan et Élodie rêvent de construire leur maison et de voir leur famille s’épanouir.
Marié civilement à Élodie Thomas depuis 2024, Nathan espère retrouver son épouse et reprendre leur vie commune. Père d’Amélya, deux ans, cet habitant de Rose-Hill lui réaffirme son amour et sa promesse de rester à ses côtés malgré les épreuves.
« Mon mou me manque. J’aimerais qu’on puisse se retrouver au plus vite et continuer nos projets de vie. Nous avons encore tellement de choses à accomplir ensemble », confie Sébastian Jonathan Thomas, que ses proches appellent Nathan. Dans sa voix se mêlent la tendresse, le manque et l’espoir de retrouver celle avec qui il a choisi de construire sa vie.
Employé chez Avi Pro et musicien, cet habitant de Rose-Hill évoque son épouse avec une affection profonde. Il repense à leur rencontre, à leur complicité, aux moments partagés et aux rêves qu’ils ont nourris ensemble. Pour lui, Élodie demeure son premier amour, son grand amour et son âme sœur. Au-delà de ces souvenirs, il espère surtout renouer avec leur quotidien.
« Élodie, tu es mon premier amour, mon grand amour et mon âme sœur. Mo finn promet ar twa pour le meilleur ou pour le pire, dans la santé comme dans la maladie, jusqu’à ce que la mort nous sépare. Zame mo pou les twa tombe. Mo anvi ki nou retrouv nou, mo anvi kontign mo lavi ar twa », lance-t-il. Pour lui, cet engagement ne se résume pas aux mots prononcés le jour du mariage, il incarne une promesse qu’il entend tenir, dans les bons comme dans les mauvais moments.
Il y a six ans, Nathan et Élodie travaillaient dans une succursale de restauration rapide. Ils partageaient le même environnement professionnel sans véritablement se parler. Rien ne laissait alors présager qu’ils deviendraient un couple, puis les parents d’une petite fille. C’est grâce à un groupe d’amis et à des sorties communes qu’ils ont appris à se connaître. Les conversations se sont multipliées, une amitié s’est installée et les sentiments ont progressivement pris leur place.
« Au début, nous ne nous parlions pas vraiment. C’est pendant ces sorties que nous avons commencé à faire connaissance. Petit à petit, nous nous sommes rapprochés et une histoire d’amour est née. Tout s’est passé très vite entre nous », se souvient-il.
De Candos à Rose-Hill, le début d’une vie à deux
Nathan croit aux rencontres qui changent une vie. Avec Élodie, il dit avoir ressenti une évidence qui les a naturellement rapprochés. « Je crois que, lorsque Dieu met votre âme sœur sur votre chemin, votre cœur finit par la reconnaître. Avec Élodie, les choses se sont faites naturellement. Nous avions envie d’être ensemble et nous avons laissé notre histoire suivre son cours », poursuit-il.
Leurs sentiments se sont exprimés autant par les regards que par les mots. Nathan se souvient qu’ils ont franchi ensemble le cap de leur première déclaration d’amour : « Nous avons fait le premier pas ensemble pour nous dire “je t’aime”. Depuis le jour où nos regards se sont croisés, il y avait quelque chose de particulier. Parfois, les yeux parlent avant même que les lèvres trouvent les mots. » Cette complicité est devenue l’un des fondements de leur relation. Avec le temps, ils ont appris à connaître les habitudes, les réactions et les silences de l’autre.
À l’époque, Élodie habitait Candos tandis que Nathan vivait à Rose-Hill. Trois mois après le début de leur relation, elle est venue s’installer chez lui. Une étape décisive dans une relation qui évoluait rapidement. « Nous étions heureux ensemble et nous avions envie de partager notre quotidien. Vivre sous le même toit nous a permis de mieux nous connaître, de découvrir nos habitudes et d’apprendre à avancer ensemble », relate-t-il.
Nathan décrit son épouse comme une femme déterminée, capable de faire face aux difficultés sans facilement renoncer. Il affirme admirer sa force de caractère et avoir voulu lui offrir une présence sur laquelle elle pourrait compter. « Élodie est une battante. Elle ne recule pas facilement devant les obstacles. J’admire sa force et sa détermination. Je voulais qu’elle sache qu’elle pouvait me parler, que je serais là pour l’écouter et qu’elle ne serait pas seule face à ses difficultés », souligne-t-il.
Pour lui, aimer quelqu’un signifie aussi lui permettre d’exprimer ses émotions sans craindre d’être jugé. Être présent ne consiste pas forcément à apporter une solution, mais parfois simplement à écouter et à rassurer.
Des disputes, mais toujours l’envie de se retrouver
Leur vie de couple n’a pas été exempte de désaccords. Comme beaucoup de conjoints, Nathan et Élodie ont connu des disputes. Il leur est même arrivé de rester plusieurs jours sans se parler. Il ne cherche pas à présenter leur histoire comme une relation parfaite, mais comme un lien qui s’est construit au fil des expériences. « Nous sommes mari et femme, mais aussi amis et confidents. Bien sûr, nous avons nos disputes. Parfois, nous pouvons rester sans nous parler pendant une semaine, mais nous finissons par nous réconcilier », confie-t-il.
Nathan estime que la vie à deux exige de la patience, des efforts et la volonté de comprendre les émotions de l’autre. « On ne peut pas toujours être d’accord sur tout. L’essentiel est de savoir se retrouver, de discuter et de faire des efforts. Il faut se rappeler pourquoi on a choisi cette personne et ce qu’elle représente dans notre vie », observe-t-il.
Son affection s’exprime également dans les gestes les plus simples. Ayant travaillé comme cuisinier, il aime préparer les plats qu’Élodie apprécie, notamment le mine frit et les pâtes. « J’aime lui faire plaisir en lui préparant ses plats préférés. Ce sont de petites attentions, mais elles comptent. On n’a pas besoin d’attendre une occasion spéciale pour montrer à la personne qu’on aime qu’elle est importante », ajoute-t-il.
Musicien, Nathan partage aussi avec son épouse un intérêt pour la musique. Élodie aime les chansons d’amour, qui accompagnent ces moments de tendresse et entretiennent le romantisme dans leur relation. Aujourd’hui, ce sont ces instants ordinaires qui lui manquent le plus : les conversations, les repas partagés, les habitudes et la présence de son épouse.
Amélya, le plus beau cadeau de sa vie
L’arrivée de leur fille a donné une nouvelle dimension à leur histoire. Âgée de deux ans, Amélya représente pour Nathan un bonheur immense et une responsabilité qu’il prend à cœur. « Amélya est le plus beau cadeau de ma vie. Élodie m’a donné une fille et c’est quelque chose que je chérirai toujours. Devenir père a changé ma manière de voir l’avenir. Désormais, je pense aussi à ce que je veux construire pour elle », confie-t-il.
Il souhaite voir sa fille grandir dans un environnement où elle se sentira aimée, protégée et entourée de ses deux parents. Il imagine déjà les souvenirs qu’ils pourront créer ensemble et les grandes étapes de son enfance. « Je veux qu’Amélya grandisse dans un foyer rempli d’amour. Je veux être présent pour elle, la voir évoluer et lui donner de beaux souvenirs de son enfance », dit-il avec émotion.
La famille occupe ainsi une place centrale dans ses projets. Lorsqu’il pense à l’avenir, Nathan imagine une maison où ils pourront se retrouver, célébrer les petites victoires de la vie et accompagner leur fille au fil des années.
Installés à Rose-Hill, Nathan et Élodie nourrissent encore plusieurs rêves pour leur famille. Depuis leur mariage civil, célébré le 16 février 2024, ils souhaitent construire leur maison, célébrer religieusement leur union et faire baptiser leur fille Amélya. « Je veux que nous puissions construire notre maison, avoir notre propre espace et voir notre fille grandir auprès de nous. Une maison, ce n’est pas simplement un toit. C’est un foyer, un endroit où l’on se retrouve après une longue journée et où l’on crée des souvenirs en famille », explique-t-il.
Ces projets représentent bien plus que des étapes à franchir. Ils symbolisent l’avenir que Nathan imagine avec son épouse et leur fille. « J’aimerais que nous puissions célébrer notre mariage religieusement et faire baptiser Amélya. Ce sont des moments que je souhaite vivre avec ma femme. Nous avons encore de beaux projets devant nous et j’espère que nous pourrons les concrétiser ensemble », précise-t-il.
« Mon mou, je veux continuer ma vie avec toi »
Aujourd’hui, Nathan adresse à son épouse un message dans lequel il exprime à la fois son manque et sa volonté de poursuivre leur histoire. « Élodie, tu es la femme avec qui j’ai choisi de construire ma vie et la maman de notre fille. Tu as une place irremplaçable dans mon cœur. Je veux qu’on puisse se retrouver et continuer à avancer ensemble », lui dit-il.
Nathan espère retrouver celle qui a changé sa vie, avec qui il a découvert l’amour et fondé une famille. Conscient que le chemin demandera encore des efforts, de l’écoute et de la compréhension, il veut néanmoins le poursuivre à ses côtés. Son message est celui d’un époux qui regarde au-delà des difficultés présentes et se projette dans ce qu’il leur reste à vivre.
« Mon mou, tu me manques. Reviens vite à la maison. Mo anvi konstrir nou lakaz ar twa, selebre nou maryaz relizie, fer batiz nou tifi ek kontign nou lavi ansam. Mo pa anvi ki nou bann rev reste zis bann rev. Mo anvi ki nou realiz zot ansam. Mo ena ankor boukou zoli kitsoz pou viv ar twa, mo lamour », conclut-il.
« Je lui ai dit que notre fille allait bien »
Il y a des moments qui restent gravés dans la mémoire d’un époux. Pour Nathan, celui où Élodie a ouvert les yeux après son opération en fait partie. « Lorsqu’elle a ouvert les yeux et qu’elle m’a vu, j’ai pu lire dans son regard qu’elle était heureuse de me retrouver. C’était quelque chose de très fort. Automatiquement, je lui ai dit que notre fille allait bien », se remémore-t-il.
L’émotion a alors pris le dessus. En la voyant consciente et en comprenant qu’elle pouvait échanger avec lui, Nathan a craqué. « Je me suis effondré en larmes. Toute l’émotion que je retenais est sortie. C’était un moment très difficile pour moi », confesse-t-il.
Le lendemain, Élodie a voulu savoir comment allait leur petite fille. Selon Nathan, sa première préoccupation a été de s’assurer qu’Amélya allait bien. « Le lendemain, elle m’a demandé si la petite allait bien. Cela m’a beaucoup touché. Même après ce qu’elle venait de traverser, elle pensait à notre fille », raconte-t-il.
L'instant que Elodie a repris conscience et ouvert les yeux a été un des moments forts de la semaine pour Nathan. ll avait cru jusqu'au bout et il a été très soulagé de pouvoir lui adresser la parole à nouveau.
