Les grandes puissances n’ont pas trouvé de candidat commun pour succéder à Antonio Guterres à la tête de l’ONU. Le vote indicatif organisé vendredi au Conseil de sécurité laisse la porte ouverte à de nouvelles candidatures.
La succession de Guterres à l’ONU concerne actuellement sept prétendants, quatre femmes et trois hommes. Aucun n’a échappé à un avis négatif de l’un des cinq membres permanents du Conseil : le Royaume-Uni, la France, les États-Unis, la Chine et la Russie. La-croix rapporte que les États membres ont voté à huis clos en choisissant entre « encourage », « décourage » et « sans opinion ».
La Costaricaine Rebeca Grynspan reste en tête avec neuf mentions favorables, cinq défavorables et une sans opinion. Deux de ses votes négatifs viennent de membres permanents. Rafael Grossi, qui dirige l’Agence internationale de l’énergie atomique, obtient huit « encourage », six « décourage » et un « sans opinion ».
Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, recueille également huit avis favorables, contre six défavorables et un sans opinion. L’Ougandais Olara Otunnu en compte quatre, dix et un. L’ancien président sénégalais Macky Sall obtient cinq mentions favorables et dix défavorables. Maria Fernanda Espinosa reçoit trois avis favorables, neuf défavorables et trois sans opinion, tandis qu’Ivonne A-Baki enregistre un, quatorze et zéro.
Un nouveau candidat peut encore se déclarer. Parmi les noms qui circulent figurent Nikolaï Mladenov, haut représentant pour Gaza du « Conseil de paix » mis en place par Donald Trump, et Lana Nusseibeh, ministre adjointe aux Affaires politiques des Émirats arabes unis. L’Amérique latine revendique le poste, tandis que plusieurs pays souhaitent qu’une femme dirige l’ONU pour la première fois.
Avant le scrutin, le représentant permanent des États-Unis à l’ONU, Mike Waltz, a défendu une réforme des opérations de maintien de la paix et du budget, ainsi qu’une réduction des frais de structure et de la bureaucratie. Il a aussi déclaré que présenter d’autres candidatures relevait du droit souverain des pays.
Le processus se déroule alors que l’ONU fait face à des conflits multiples et à de graves difficultés financières, dans un contexte où le multilatéralisme est mis à mal. Le mois dernier, Antonio Guterres a déclaré qu’il n’avait « aucun pouvoir ».
