La vie chère et les conditions d’études étaient au cœur des manifestations organisées en France samedi 17 octobre 2026.
La mobilisation a rassemblé 550 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, contre 800 000 selon les organisateurs. Des violences et des pillages ont éclaté en marge des cortèges dans plusieurs grandes villes.
Cette journée a fait converger deux mouvements. D’anciens « gilets jaunes » appelaient à défendre le pouvoir d’achat, sur fond de hausse des prix des carburants. Les lycéens et étudiants, mobilisés depuis plusieurs semaines, réclamaient davantage de moyens pour l’éducation : remplacement des enseignants absents, amélioration des bâtiments et des conditions d’apprentissage. Leurs revendications concernaient aussi Parcoursup, la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur.
Des syndicats, dont la CGT, ont soutenu cette mobilisation commune, relayée sur les réseaux sociaux.
Les dégâts concernent des commerces, du mobilier urbain et des bâtiments publics. À Lyon, une antenne de l’office de tourisme a été incendiée. À Marseille et Lille, des individus ont pénétré dans les mairies.
À Paris, des magasins ont été pillés et des véhicules incendiés.
À Limoges, l’hôtel de ville a été très lourdement endommagé par les flammes. Le coût national des destructions restait à établir dimanche matin.
Concernant les interpellations et les blessés, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé samedi soir un bilan provisoire de 1 200 personnes interpellées et de 150 policiers et gendarmes blessés.
Des manifestants ont également été blessés, parfois grièvement. À Saint-Étienne, un adolescent de 17 ans a eu la main arrachée par une grenade lancée par les forces de l’ordre. Une enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Sources : AFP, via TV5MONDE; Le Monde ; Le Parisien ; Le Figaro.
Crédit vidéo : RT
