Le président du Mouvement Initiative citoyenne pour le développement du Sénégal (ICDS), Matar Diène, a exprimé son profond désaccord avec l’annonce d’Ousmane Sonko concernant le refus des députés de sa formation politique de voter la loi de finances rectificative de 2026 et la loi de finances initiale de 2027, tant que certaines conditions ne seront pas satisfaites.
Dans une lettre ouverte datée du 19 octobre 2026, Matar Diène met en garde contre les risques d’un tel blocage, qui pourrait, selon lui, fragiliser les institutions et accentuer les incertitudes économiques du pays.
Le président de l’ICDS rappelle que le budget de l’État constitue un outil essentiel pour financer les politiques publiques, construire des infrastructures, soutenir l’emploi et répondre aux besoins des populations. S’il reconnaît pleinement le rôle de contrôle des parlementaires, notamment en matière de transparence dans la gestion des fonds publics, il estime toutefois que ce contrôle ne doit pas conduire à paralyser le fonctionnement de l’État.
Face à cette situation, Matar Diène appelle Ousmane Sonko à privilégier le dialogue institutionnel et invite les députés, de la majorité comme de l’opposition, à faire primer l’intérêt général sur les divergences politiques. Il exhorte également le gouvernement à apporter les clarifications nécessaires et à favoriser une gestion budgétaire plus transparente.
Pour le président de l’ICDS, la stabilité institutionnelle et la continuité de l’action publique doivent rester des priorités. « Le Sénégal est au-dessus des partis », rappelle-t-il, invitant les responsables politiques à placer les intérêts du peuple sénégalais au cœur de leurs décisions.
