AFRIQUE-EUROPE-SOCIETE
Dakar, 20 oct (APS) – Le parquet de Paris et la préfecture de police de la capitale française ont confirmé mardi l’ouverture de deux enquêtes visant à déterminer les causes de la mort de deux hommes en marge des violences ayant émaillé les manifestations populaires du week-end, ont annoncé plusieurs médias français.
“Deux enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les causes de la mort de deux hommes à Paris, un samedi, et le second dans la nuit de dimanche à lundi, tous deux probablement à la suite de malaise”, a rapporté l’Agence France presse.
Citant les mêmes sources, l’AFP évoque notamment le décès d’un homme des suites d’un probable malaise à la rue Château-d’eau, un des épicentres des violences de samedi.
Elle ajoute que la victime, âgée de 59 ans, a été retrouvée inconsciente sur la voie publique à l’angle de cette rue de la capitale française, avant d’être prise en charge dans un centre de secours où elle a finalement rendu l’âme.
La deuxième personne, âgée de 48 ans, est décédée lundi à 1H10 à la rue Berger des suites d’un malaise sur la voie publique malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, ont soutenu les mêmes sources.
“Les deux enquêtes ont été ouvertes sur ces deux décès survenus sur la voie publique sans qu’aucune responsabilité d’un tiers ne soit suspectée à ce stade”, a précisé le parquet de Paris.
Au total, 2. 513 personnes ont été placées en garde à vue, et 123 autres envoyées en détention à la suite des manifestations violentes survenues à partir du samedi 17 octobre dans la capitale française, a annoncé lundi dans la soirée le ministre français de la Justice, Gerard Darmanin.
Les casses et les pillages ont fait perdre des millions d’euros aux acteurs économiques et aux municipalités dans la capitale et dans d’autres localités, notamment à Limoges où la mairie a été incendiée.
Le gouvernement français a dans la foulée fait part de sa décision de venir en aide aux boutiques ou restaurants endommagés, 3.000 commerces ayant été touchés par des dégradations ou des pillages.
Sur le plan politique, les différentes sensibilités présentes à l’Assemblée nationale se sont accordées sur l’opportunité de lancer une commission d’enquête parlementaire sur les violences et scènes de pillages en marge des manifestations du week-end, ont fait savoir des médias de l’Hexagone.
Dimanche dans la soirée, le président français Emmanuel Macron, a “condamné sans réserve” les violences, lors d’un discours retransmis à la télévision, tout en annonçant des mesures judiciaires et de soutien aux commerçants impactés par les casses et les pillages.
AKS/ADL/BK
