Le maire de Trappes, ville de la région parisienne où une tuerie a causé la mort d’une personne et fait cinq blessés dont trois graves, a dénoncé vendredi « un attentat, à connotation raciste.
« Nous sommes collectivement responsables de ce qui vient de se passer et de ce qui pourrait se passer de nouveau dans notre pays, et que notre responsabilité à tous, c’est la désescalade, c’est la concorde républicaine », a déclaré Ali Rabeh à la presse.
« Une fillette de 12 ans est entre la vie et la mort au moment où on se parle, qui a été ciblée par une rafale d’armes automatiques dans notre pays. Son crime, c’est probablement d’être +racisée+ », a ajouté l’édile, l’air grave.
« C’est probablement l’un des premiers, une première tentative de crimes de masse à connotation islamophobe et raciste », a-t-il poursuivi, saluant également « le courage des forces de l’ordre » qui ont arrêté le tireur présumé dans son périple.
« Les gens qui ont été visés aujourd’hui, ça aurait pu être ma mère, mes frères, mes belles-sœurs, etc. », a aussi dit M. Rabeh, très ému.
« Il faut qu’on soit collectivement lucides sur le fait que les discours qui arment idéologiquement ceux qui sont capables de passer à l’acte sont criminels et qu’il faut donc les condamner comme tels », a-t-il insisté, avant de conclure : « dans un grand pays comme le nôtre, il faut plaider la concorde civile ».
