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Dakar, 22 oct (APS)- Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy propose au Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC) de réfléchir à un mécanisme de labellisation des écoles, afin de promouvoir une culture de la qualité et de l’évaluation à l’échelle des établissements, déplorant par la même occasion le décalage entre la production des rapports et leur prise en compte effective dans les politiques publiques.
‘’Je vois beaucoup de production de rapports et très peu d’impact dans la mise en œuvre des politiques nationales’’, a d’abord martelé le ministre, insistant sur la nécessité de rendre les conclusions des évaluations plus opérationnelles.
S’exprimant lors de la présentation officielle des résultats du Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC) initié par la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN), M. Guirassy a aussi appelé cette entité à élargir ses évaluations à d’autres dimensions autres que la lecture et les mathématiques.
‘’C’est bon de mesurer ces deux éléments, mais c’est plus complexe que ça’’, a-t-il estimé, en faisant allusion à d’autres facteurs susceptibles d’avoir un impact sur la transformation des systèmes éducatifs et des économies.
Le ministre de l’Education nationale a aussi évoqué l’engagement du Sénégal à approfondir l’analyse des résultats du PASEC2024 allant dans le sens de les mettre en rapport avec la dynamique de transformation en cours et pour mieux cibler les politiques éducatives.

Il a également annoncé la poursuite de l’introduction des langues nationales dans les apprentissages, se félicitant des résultats encourageants des évaluations réalisées dans ce domaine.
‘’Toute évaluation qui ne débouche pas sur l’action reste une évaluation inachevée’’, a dit le président en exercice de la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN), Laurent Serge Etoundi Ngoa.
Il a aussi évoqué le rôle des évaluations dans l’amélioration de la qualité des enseignements et l’allocation plus efficace et plus équitable des ressources éducatives.
‘’Le financement de la CONFEMEN et de son plan stratégique doit être, d’abord et avant tout, l’affaire des États et gouvernements, avant d’être celle des partenaires’’, a-t-il soutenu, appelant à une mobilisation accrue des ressources nationales pour le prochain plan stratégique 2027-2031.
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