Après une première journée de mobilisation de 24 heures, le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) prévoit une grève nationale de trois jours, les 21, 22 et 23 octobre 2026. Le Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC), présenté comme majoritaire à la Senelec, annonce qu’il rejoindra le mouvement et entend mobiliser les agents dans les différentes structures de l’entreprise, sur l’ensemble du territoire. Parmi les revendications figure le paiement immédiat de la Prime sur le Résultat Annuel Bénéficiaire 2025 (PRAB 2025).
La direction générale de la Senelec affirme, de son côté, n’avoir reçu aucune notification officielle de la grève. Dans une note signée par son directeur général, Papa Toby Gaye, elle indique avoir appris le mouvement par des voies non officielles (Senenews). Le différend porte également sur le contrat AKILEE et le projet de filialisation de l’entreprise.
Pour justifier sa position, le management se réfère à l’article 436 du Code du travail, dont il retient qu’un délai de 30 jours doit précéder un mouvement collectif lorsqu’aucune conciliation n’a abouti. La direction précise qu’une démarche de conciliation concernant la PRAB 2025 est engagée auprès de la Direction générale du Travail et de la Sécurité sociale.
Sur AKILEE et la filialisation, elle se dit prête à poursuivre les discussions avec les représentants des travailleurs. Papa Toby Gaye invite aussi les agents à garder leur calme, à suivre les communications officielles et à assurer la continuité du service public. La direction rappelle enfin que l’article 438 du Code du travail prévoit des sanctions disciplinaires en cas de non-respect des procédures applicables à la grève.
La réunion de conciliation du 1er septembre 2026, à laquelle participait la Confédération des syndicats de travailleurs du Sénégal (CSTS), s’est conclue par la signature d’un procès-verbal de conciliation.
