Le magasin Motor Club, à Vénus, a été pillé durant les violences, causant près de Rs 500 000 de pertes. Quatre suspects ont été arrêtés grâce à l’intervention des policiers.
Nawshad Dilmohamed, propriétaire du magasin Motor Club, situé à la rue Brabant, à Vénus, et spécialisé dans la vente de motocyclettes et de scooters, fait partie des commerçants ayant subi des pertes dès la première nuit de violences. Actif depuis une vingtaine d’années dans ce secteur, il n’aurait jamais imaginé qu’une telle situation puisse se produire. « C’est la première fois que mon magasin est endommagé de la sorte », explique-t-il.
C’est aux petites heures de mardi, alors que l’île commençait à retrouver son calme, que son commerce a été pris pour cible. Une bande d’individus rôdant dans les parages ont endommagé le volet et brisé les vitres avant de pénétrer dans le magasin.
« Leur objectif était clairement de s’emparer des motos. Ils ne semblaient pas s’intéresser aux autres accessoires », explique le propriétaire. Alors que les cambrioleurs se trouvaient à l’intérieur et sortaient les motos une à une, un haut gradé de la police, qui terminait son service et circulait dans le secteur, les a repérés. « Le policier a immédiatement alerté une équipe des Casernes centrales. Les policiers sont intervenus promptement », relate-t-il.
Quelques minutes après l’alerte, alors que les suspects étaient encore occupés à sortir les motos, les policiers sont arrivés sur place et ont procédé à l’arrestation de quatre d’entre eux. « Je tiens à remercier les policiers qui sont vite intervenus. Ils ont pu arrêter les suspects. Sans leur intervention rapide, les pertes auraient pu être plus conséquentes », confie le propriétaire, qui avait entre-temps été alerté. « Les prix des motos commencent à partir de Rs 120 000 et peuvent monter. Il y a eu une perte d’environ Rs 500 000 », dit-il.
Les suspects ont été conduits en cellule policière et inculpés le jour même pour vol de motos. « Ces gens ne sont pas de la localité », indique Nawshad Dilmohamed. Pour lui, les autorités doivent prendre les mesures qui s’imposent afin de soutenir les commerçants touchés par ces violences. « La loi n’est pas assez sévère », déplore-t-il.
Il lance également un appel aux compagnies d’assurance afin qu’elles traitent les dossiers dans les plus brefs délais. « Le gouvernement doit aussi voir auprès des assurances en ce qui concerne les paiements. J’ai un autre magasin qui a été touché par une inondation et, jusqu’à présent, je n’ai rien reçu. J’espère que pour ce vol, cela ne prendra pas autant de temps », indique-t-il.
