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Bignona, 13 oct (APS) – L’association Eusobul, qui œuvre en faveur de la promotion de la parentalité positive, la transformation du genre et la promotion de l’abandon des mutilations génitales féminines met en œuvre un projet destiné à donner une seconde chance aux personnes victimes des mutilations génitales féminines, en leur faisant prendre conscience des possibilités qu’elles ont de se reconstruire.
“L’objectif recherché, c’est de pouvoir donner une chance aux personnes victimes des mutilations génitales féminines, en leur montrant qu’il y a une possibilité de reconstruction et d’avoir une vie assez normale. C’est dans ce sens que nous avons invité des médecins venus d’Allemagne ainsi que des partenaires qui vont leur parler de cette possibilité et de pouvoir redonner à ces femmes leur dignité”, a expliqué Fatou Mandiang Diatta, présidente de l’association Eusobul.
Elle intervenait lors d’un atelier scientifique consacré à la reconstruction et à la prise en charge des survivantes des Mutilations génitales féminines (MGF), organisé lundi à Bignona, en partenariat avec Iamaneh, une association basée en Suisse.
Selon Fatou Mandiang Diatta, ce projet débuté en 2019 a été déroulé dans 21 villages du Blouf, qui a permis aux membres de Eusobul de travailler avec l’inspection de l’éducation et de la formation (IEF) 2 de Bignona, l’inspection d’académie (IA) de Ziguinchor, les guide religieux, les “Bajenou Gox” (marraines de quartier) et les gardiennes des traditions locales.
Durant les formations, il a été très souvent évoqué la possibilité de la reconstruction, les victimes ayant été sensibilisées sur la problématique de l’appropriation corporelle, a-t-elle indiqué.
“Pour cela, nous avons invité des médecins qui travaillent dans des projets similaires. L’idée était de faire le premier pas pour permettre aux populations d’avoir l’information et donner l’opportunité à des médecins établis dans la région de Ziguinchor d’aller se performer en Allemagne, tout en espérant que la communauté va accepter ce projet”, dit-elle.
La présidente de Eusobul a rappelé que “la reconstruction n’est pas seulement chirurgicale, elle est aussi psychologique et naturelle”.
En dehors de cette activité, l’association organise, mardi une grande conférence internationale à Ziguinchor, portant sur “les pratiques alternatives aux traditions néfastes”.
Elle va ensuite organiser le lendemain, à Thionk Essyl, une cérémonie officielle pour une déclaration d’abandon des pratiques alternatives adoptées par les communautés.
AT/BK
