La quadragénaire a déposé une plainte le 18 juillet 2025 au directeur Regional Health de l’hôpital Victoria pour négligence médicale.
Après plusieurs consultations, une biopsie, une aggravation de son état et une mastectomie, une habitante de Henrietta et son époux saisissent la Cour suprême. Ils réclament Rs 11 100 000 à l’État, alléguant des fautes médicales ayant aggravé sa situation.
Tout commence en avril 2024. Alors âgée de 40 ans, une habitante de Henrietta découvre une boule au niveau de son sein gauche. Elle ne ressent d’abord aucune douleur. Mais, le 26 avril 2024, des douleurs apparaissent et la poussent à se rendre à l’hôpital Victoria, à Candos. Une masse est détectée lors de l’examen. La patiente est toutefois informée qu’il s’agirait d’une inflammation. Du paracétamol lui est prescrit et un rendez-vous avec un spécialiste est fixé.
La douleur persiste cependant. Le 7 mai 2024, un médecin confirme la présence d’une masse et recommande une biopsie « Tru-Cut », ainsi qu’une échographie des deux seins. Le 3 juin 2024, sur les conseils d’une amie, la quadragénaire consulte également un radiologue à Candos. L’échographie révèle une masse de 2,1 cm au sein gauche. Le radiologue lui recommande alors de se rendre immédiatement à l’hôpital.
Elle s’y rend le même jour, mais, selon elle, l’hypothèse d’une inflammation est à nouveau évoquée. Une nouvelle échographie est réalisée et la biopsie recommandée quelques semaines plus tôt est finalement pratiquée le 29 juin 2024. Le 23 juillet 2024, après réception du rapport histopathologique, la quadragénaire est informée qu’aucune cellule maligne ou cancéreuse n’a été détectée.
Un état de santé qui se dégrade
Quelques semaines plus tard, la situation évolue. Le 20 août 2024, cette ancienne cuisinière retourne à l’hôpital en raison de fortes douleurs au sein gauche. Des ganglions élargis sont alors constatés. Elle est, par la suite, prise en charge pour un cancer du sein. Elle subit une mastectomie du sein gauche et entame une chimiothérapie, avec notamment des séances en mai et juillet 2025.
La maladie bouleverse également sa vie professionnelle. Avant cela, elle travaillait comme cuisinière et gagnait Rs 600 par jour. Elle affirme avoir dû cesser toute activité à partir de décembre 2024 en raison de son état de santé et de ses traitements.
Elle dit également souffrir de maux de tête, de vertiges, de douleurs abdominales et d’insomnies, ainsi que d’une perte de cheveux. Elle affirme avoir des difficultés à rester debout et ressentir des douleurs au bras gauche lors de certains mouvements. La force de sa main gauche aurait également diminué.
Son époux affirme, de son côté, avoir dû interrompre son activité de contracteur pour s’occuper de sa femme. Le couple accuse les médecins concernés, employés de l’État, d’avoir commis des fautes dans le diagnostic, le suivi et le traitement de la patiente. Selon les deux époux, ces manquements auraient retardé une prise en charge appropriée et contribué à la détérioration de son état.
Négligence médicale
La quadragénaire a, par ailleurs, déposé, le 18 juillet 2025, une plainte pour négligence médicale auprès du Regional Health Director de l’hôpital Victoria. Elle réclame Rs 9 900 000, soit Rs 2 000 000 pour les douleurs et souffrances, Rs 500 000 pour le préjudice esthétique, Rs 5 400 000 pour la perte de revenus futurs et Rs 2 000 000 pour le préjudice moral. Son époux réclame, pour sa part, Rs 1 200 000.
Une mise en demeure avait également été adressée à l’État le 26 février 2026. Selon les plaignants, cette démarche est restée sans suite. Le couple réclame ainsi devant la Cour suprême Rs 11 100 000 de dommages à l’État pour le préjudice subi. Il a retenu les services de Me Fezal Khan Boodhoo et de Me Preetam Chuttoo, avoué, dans cette affaire.