L’Alliance pour la Promotion des Parcelles assainies (APPA) et l’Union des comités de gestion des écoles ont lancé une première phase de réhabilitation portant sur dix écoles élémentaires. L’opération, portée par les comités avec l’appui de Fatou Kiné Diakhaté, ministre, directrice de cabinet adjointe à la présidence de la République et présidente de l’Association AP2A, répond à des besoins importants : selon les responsables, 24 établissements sont confrontés aux inondations, tandis que d’autres manquent de toitures ou de portes.
Le programme prévoit la remise en état des portes et fenêtres, l’amélioration du cadre scolaire et des travaux d’embellissement. Amadou Thiam, président de l’Union des comités de gestion, explique que l’objectif est de rendre les écoles plus propices à l’épanouissement des élèves.
Mais l’initiative a suscité des tensions autour de l’école Unité 16. Lors d’une conférence de presse, les initiateurs ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une récupération politique du maire des Parcelles assainies. Amadou Thiam affirme que des obstacles sont opposés à leur démarche et appelle les autorités à privilégier l’intérêt général afin que les travaux puissent se poursuivre.
Les responsables affirment avoir pris des dispositions auprès des autorités compétentes avant le lancement. Ils disent avoir rencontré le sous-préfet, puis l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF), avant de présenter leur démarche au maire. Ces échanges n’ont toutefois pas empêché la contestation autour du projet.
Les initiateurs estiment que la contestation du mérite des travaux ne relève pas uniquement de l’intérêt des populations. Selon pressafrik, le maire des Parcelles assainies n’a pas pu être joint.
