Le ministère de la Fonction publique qualifie d’« illicite » la grève générale des 21, 22 et 23 octobre du Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT), invoquant le non-respect des procédures. Les grévistes contestent cette appréciation.
La légalité de la grève du FSDT s’examine au regard des règles applicables à chaque catégorie de travailleurs, explique l’inspecteur du travail Amar Diop. Interrogé par L’Observateur, il précise que, pour les salariés du privé, les articles 435 et 436 du Code du travail prévoient une notification écrite du différend à l’autorité compétente, puis une phase de conciliation. Ces précisions ont été rapportées par pressafrik.
Si cette conciliation échoue ou n’aboutit que partiellement, un préavis de grève de trente jours calend calendaires peut ensuite être adressé à la direction de l’entreprise ou de l’établissement, avec copie à l’autorité du travail. Celle-ci est l’Inspecteur du travail et de la sécurité sociale si le différend relève d’un seul ressort, ou le Directeur général du Travail et de la Sécurité sociale s’il en concerne plusieurs.
Le régime des fonctionnaires est différent. L’article 7 de la loi n°61-33 du 15 juin 1961 encadre leur droit de grève. Amar Diop estime que l’existence d’une intersyndicale ne supprime pas les formalités propres aux secteurs public, parapublic et privé : un préavis adressé au ministère peut concerner les agents relevant de son autorité, tandis que les salariés du privé peuvent devoir notifier leur direction après la conciliation.
Le préavis des fonctionnaires doit indiquer les motifs et la durée de la grève envisagée, et être déposé un mois avant la cessation collective du travail.
