À Ziguinchor, les débats sur le dossier des douze personnes arrêtées en août auront lieu le 3 novembre 2026, dans une audience spéciale sans public, décidée mardi 13 octobre par le juge correctionnel.
Le magistrat a invoqué l’article 388 du Code de procédure pénale et la protection des mœurs pour ordonner cette mesure. L’avocat des prévenus, Me Terence Senghor, a salué le choix du tribunal, rapporte L’Observateur.
L’affaire remonte à une opération menée en août 2026 par la Section de recherches de la gendarmerie à Ziguinchor. Les douze personnes arrêtées ont été écrouées. Le groupe comprend un vendeur, un étudiant, un conducteur de moto Jakarta, un infirmier de l’hôpital de la Paix, des tailleurs, des commerçants, un cuisinier et un élève.
Les enquêteurs ont exploité les smartphones des personnes interpellées. Le dossier mentionne des échanges WhatsApp et des contenus multimédias à caractère sexuel. Les poursuites portent sur l’association de malfaiteurs, les actes contre-nature et la transmission volontaire du VIH/sida.
Cinq des personnes concernées auraient été testées positives au VIH à l’issue d’un dépistage clinique accepté pendant leur garde à vue, rapporte L’Observateur. Les prévenus étaient détenus depuis près de deux mois au moment de la décision.
