La liberté d’aller travailler sera garantie sur tout le territoire, affirme le ministre de la Fonction publique et du Travail, Mamadou Lamine Dianté. Le gouvernement prévient aussi que le non-respect des règles encadrant le droit de grève peut entraîner des sanctions disciplinaires.
Le Front syndical pour la défense du Sénégal a annoncé une grève générale de 72 heures les 21, 22 et 23 octobre 2026. Les centrales syndicales ont fait part de réserves sur l’exécution des engagements, de préoccupations concernant certaines dispositions des Codes du travail et de la sécurité sociale, ainsi que sur la réintégration des travailleurs licenciés. Ces réserves interviennent alors que les nouveaux textes instaurent notamment un régime obligatoire de sécurité sociale pour les travailleurs indépendants. Votés le 18 août par 129 voix chacun, sans opposition, les Codes ont été promulgués le 3 septembre et publiés au Journal officiel le 18 septembre. Pressafrik rapporte que les organisations d’employeurs ont, pour leur part, insisté sur la stabilité sociale et la poursuite de l’apurement de la dette intérieure.
Le Premier ministre a demandé aux syndicats de renoncer à ce mouvement afin de maintenir les échanges jusqu’à la prochaine réunion du Comité de pilotage, prévue en janvier. Il a également annoncé une feuille de route élaborée conjointement avec les partenaires sociaux.
La recherche d’une issue s’inscrit dans un effort plus large pour faire de la concertation un mode régulier de gouvernance. Mamadou Lamine Dianté a défendu cette orientation parmi 19 recommandations visant à répondre aux difficultés du dialogue social et à anticiper les évolutions du monde du travail. Le ministre a déclaré que le gouvernement prendrait les mesures nécessaires pour protéger la circulation des personnes et des biens ainsi que la liberté des salariés d’aller travailler. Les travailleurs et les entreprises qui ne respecteraient pas les procédures légales s’exposeraient à des sanctions disciplinaires. Le gouvernement dit rester ouvert à la concertation et entend veiller à la continuité des services publics.
Des comités de dialogue social doivent être mis en place dans tous les ministères d’ici la fin de l’année.
