Le député Amadou Ba critique le maintien des agences publiques dont la fusion ou la suppression était envisagée par le Gouvernement. Il estime que cette décision répond à des considérations politiques, malgré les économies budgétaires attendues de cette réforme.
Dans sa déclaration, l’honorable député rappelle l’engagement pris par le Gouvernement lors du Conseil des ministres du 4 mars 2026. Le Premier ministre Ousmane Sonko avait alors annoncé « la suppression de dix-neuf (19) entités, cumulant des dotations budgétaires de 28,051 milliards FCFA en 2025, une masse salariale annuelle estimée à 9,227 milliards FCFA, pour un effectif de 982 agents et une dette globale arrêtée à 2,6 milliards FCFA au 31 décembre 2024 ».
Pour Amadou Ba, cette réforme devait permettre « des économies budgétaires importantes », mais également « une cohérence et une meilleure efficacité opérationnelles ». Il souligne que plusieurs agences présentent des missions qui se chevauchent et ne produisent, selon lui, « aucun résultat concret ».
Le député dénonce ainsi un « énième reniement pour des raisons politiciennes », accusant le Gouvernement de revenir sur un projet déjà finalisé pour, selon ses termes, « caser les transhumants et permettre aux DG d’avoir des bases politiques Kiiraay solides ».
Enfin, Amadou Ba estime que l’effort budgétaire ne doit pas reposer uniquement sur les populations. « Le Peuple ne paiera pas seul la facture du budget d’ajustement structurel », affirme-t-il, appelant le Gouvernement à « se rationaliser et contribuer à l’effort national ». Il considère que les débats à l’Assemblée nationale portent sur des questions de fond pour l’avenir du pays.