Le 23 septembre, les averses et les inondations perturbaient le travail des motos-taxis à Dakar. Près de l’entrée principale de l’UCAD, sur l’avenue qui porte le même nom, un groupe de « Jakartamen » guettait les clients. Ce jour-là, dans l’après-midi, ils s’étaient mis à l’ombre d’un arbre pour se protéger de la chaleur. Les grandes flaques laissées par la pluie affectaient plusieurs activités, et les conducteurs devaient intensifier leurs efforts pour gagner leur vie.
Après un temps d’hésitation, Assane Dieng, le plus jeune du groupe, explique qu’il ne prendrait pas sa moto sous une averse. Il préfère patienter jusqu’à ce que la pluie faiblisse plutôt que de rouler dans ces conditions.
Inscrit en Master 2 au département de portugais, Mohamed Ngom étudie à l’UCAD dans la Faculté des lettres et sciences humaines. Pendant les vacances, il exerce comme conducteur de moto-taxi. Lors du reportage, il était assis au sol; un mouchoir lui couvrait le crâne et il cherchait ainsi à se prémunir de la chaleur. L’eau peut abîmer le moteur, explique Ngom dans un article publié par Le Soleil; les précipitations réduisent également la visibilité. Selon l’étudiant, une vision brouillée sur la route expose à une collision avec un bus ou à une chute dans un trou.
