Durant la séance inaugurale de l’Assemblée nationale pour 2026-2027, Ousmane Sonko a demandé aux députés de baliser leurs travaux d’enquête, en particulier ceux portant sur le programme « Un étudiant, un ordinateur ». Il a rappelé que ces commissions ne jugent pas les personnes auditionnées et ne prennent pas la place de la justice.
Les audiences retransmises en direct ont fait circuler des extraits sur internet, et certains responsables entendus ont fait l’objet d’attaques et d’accusations publiques. Sonko a souligné que le mandat des commissions est de vérifier les faits et de formuler des recommandations, plutôt que de prononcer une condamnation.
Si les commissaires repèrent des éléments pouvant relever du droit pénal, la loi autorise deux voies : transmettre les faits au procureur de la République ou adopter une résolution de mise en accusation. Sonko a demandé aux députés de travailler avec rigueur, de respecter les personnes entendues et de distinguer les faits établis des jugements politiques, rapporte Ndarinfo. Il a associé ces exigences à la crédibilité de l’institution.
Il a également insisté sur le suivi des recommandations des commissions, qui peuvent conduire, si nécessaire, à des suites législatives. Le président de l’Assemblée nationale a par ailleurs plaidé pour que l’institution accepte le contrôle qu’elle exerce sur les autres. Il a cité les réformes internes engagées par la majorité depuis son arrivée.
Parmi ces réformes figure un arrêté qui encadre les secours et les aides accordés par l’Assemblée nationale.
