Comment la RTS peut-elle appliquer un accord d’entreprise que le Premier ministre estime ne pas pouvoir financer ? Ahmadou Alhaminou Lo remet en cause les engagements pris par l’ancien directeur général Racine Talla et annonce de nouvelles discussions avec les syndicats de la société publique.
Le chef du gouvernement soutient que l’accord a été signé sans que les ressources nécessaires à son application soient disponibles. Il juge cette décision grave et prévient qu’un directeur général qui prendrait de tels engagements pourrait s’exposer à des recours en droit. Il a qualifié cette démarche de « trahison » envers l’État.
La RTS rapporte également que le Premier ministre a écarté l’argument de la continuité de l’État pour justifier le maintien des engagements, en soulignant la situation financière difficile de l’entreprise. Il a néanmoins indiqué vouloir poursuivre les échanges avec les représentants syndicaux afin d’examiner le dossier.
La question de l’accord avait déjà provoqué une rupture lors d’une réunion statutaire de la direction. Le 26 février 2026, les représentants du personnel avaient quitté la séance, après que leur demande de placer le dossier en priorité à l’ordre du jour n’a pas été retenue. Cette réunion avec la direction était distincte de la concertation que le Premier ministre annonce avec les syndicats de la RTS.
Ahmadou Alhaminou Lo a expliqué avoir d’abord reçu les représentants des centrales syndicales et du patronat, conformément à l’ordre protocolaire qu’il dit respecter. Il affirme avoir demandé à ses conseillers de recevoir systématiquement les interlocuteurs qui avaient sollicité une audience.
