Dakar et Tripoli affichent une position commune sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU. Leurs ministres des Affaires étrangères se sont entretenus samedi 10 octobre 2026 et ont réaffirmé leur volonté de défendre une représentation « juste et équitable » de l’Afrique au sein de l’instance.
Leur démarche s’inscrit dans le cadre de l’Union africaine et du Consensus d’Ezulwiki, adopté par l’organisation continentale. Le Sénégal porte déjà cette revendication dans les enceintes multilatérales. Les deux chefs de la diplomatie ont également examiné les moyens de resserrer la coordination entre leurs pays dans les différentes instances de l’UA, rapporte l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Les deux délégations ont affiché la même approche sur ce dossier, considéré depuis plusieurs années comme prioritaire pour la diplomatie africaine. L’Union africaine demande au moins deux sièges permanents assortis d’un droit de veto pour le continent, ainsi que cinq sièges non permanents. L’absence de représentant africain parmi les membres permanents alimente les critiques, alors que l’Afrique concentre une part importante des sujets inscrits à l’agenda du Conseil. Cette instance réunit actuellement quinze membres, dont cinq disposent d’un droit de veto à titre permanent.
