SENEGAL-ELEVAGE
Louga, 23 octobre (APS) – La mort suspecte de chèvres dans plusieurs localités de la région de Louga, notamment dans la zone des Niayes, suscite une forte suspicion de pleuropneumonie contagieuse caprine (PPCC), une maladie infectieuse affectant les petits ruminants, a indiqué Aya Ndiaye, chef du Service départemental de l’élevage et des productions animales (SDEPA) de Louga.
“Depuis quelque temps”, une mortalité inhabituelle a été signalée dans des élevages de chèvres de la région, “surtout dans la zone des Niayes”, a-t-il expliqué dans un entretien avec l’APS.
Il a expliqué que sur cette base, une correspondance avait été adressée à la gouverneure de la région par le président d’une société coopérative implantée dans la zone de Thieppe, pour attirer l’attention des autorités sur la situation.
Selon Aya Ndiaye, des investigations ont été menées après le signalement des premiers cas. Des cas avaient notamment été rapportés dans la zone de Léona, où des prélèvements avaient été effectués en vue d’analyses en laboratoire.
Dans un premier temps, la pasteurellose des petits ruminants avait été suspectée. “Toutefois, l’évolution de la maladie, marquée par des périodes d’accalmie suivies de nouvelles vagues de mortalité dans d’autres localités, ne permettait pas de conclure avec certitude à cette hypothèse”, a-t-il précisé.
Les résultats d’analyses effectuées dans le département de Kébémer ont confirmé la présence de la pleuropneumonie contagieuse caprine, a indiqué le responsable départemental des services de l’élevage, estimant que cela renforce les suspicions concernant une probable circulation de la maladie dans la région de Louga.
La pleuropneumonie contagieuse caprine peut se manifester sous deux formes, aiguë ou chronique.
Dans sa forme aiguë, détaille-t-il, elle se caractérise notamment par une forte fièvre, une perte d’appétit, un abattement, une toux fréquente, des difficultés respiratoires et des écoulements nasaux.
La forme chronique se traduit principalement par une toux persistante et un amaigrissement des animaux. Les chèvres ayant survécu à la maladie peuvent également rester porteuses de l’agent infectieux, a expliqué Aya Ndiaye.
Il a souligné que cette maladie, causée par un agent pathogène responsable d’infections chez les caprins, est contagieuse et peut entraîner une mortalité importante au sein des troupeaux touchés.
Le chef du Service départemental de l’élevage de Louga a toutefois précisé que la maladie ne présente pas de danger pour l’être humain, tout en insistant sur ses conséquences potentielles pour les élevages.
Face à cette situation, ajoute-t-il, la surveillance des animaux et le signalement rapide de tout cas suspect aux services vétérinaires demeurent essentiels pour faciliter les investigations et limiter la propagation de la maladie.
CMS/BK
