Publié le: 25 octobre 2026 à 07:33
Pour l’ex-ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, la décision soulève de nombreuses interrogations, notamment pour les candidats au système de bourses et de lauréats. Forte de son expérience durant la pandémie de COVID-19, elle estime que toutes les possibilités auraient dû être explorées avant d’opter pour les « Assessed Grades ».
Quelle est votre lecture de la situation ?
Je trouve cette décision très injuste à l’égard des élèves, surtout de ceux qui aspirent au titre de lauréat. Elle laisse planer un flou. Avant de prendre une telle décision, il aurait fallu vérifier toutes les possibilités avec Cambridge. Nous avons déjà eu ce type de discussions avec Cambridge. Il s’agit de négociations longues et difficiles. Nous l’avons fait durant la pandémie de COVID-19, période durant laquelle les épreuves devaient être reprogrammées de novembre à juin. Nous avions alors pris les mesures nécessaires dans l’intérêt des candidats. Durant cette période, nous avions mené des négociations et ces discussions avaient été intenses, mais nous avions obtenu ce que nous demandions. Ce travail se prépare aussi en amont.
Pensez-vous que les discussions n’ont pas été suffisamment approfondies ?
Je le pense. Il fallait évaluer convenablement la situation avant de décider de ne pas reprogrammer les examens. Cette décision a un impact direct sur les élèves ainsi que des répercussions potentielles sur les bourses. Le ministère de l’Éducation doit réfléchir soigneusement aux conséquences de ses actions et prendre des décisions qui ne pénalisent pas les candidats.
Quelle est votre opinion sur la décision d’avoir recours aux « Assessed Grades » ?
Il est important d’apporter de la clarté dans ce type de décision, surtout lorsqu’il s’agit du HSC, qui est associé au système des lauréats. La situation est pénible pour les élèves. Ils se sont préparés à ces examens et, finalement, les épreuves concernées ne seront pas reprogrammées.
Peuvent-ils être utilisés dans de telles circonstances ?
Les « Assessed Grades » peuvent être utilisés dans des situations extrêmes. Toutefois, dans le contexte des lauréats et de l’attribution des bourses, cela devient beaucoup plus complexe. Un élève peut rater sa bourse bêtement ! Les élèves sont déjà perturbés par cette situation alors qu’ils doivent encore se présenter à d’autres épreuves. Je souhaite qu’ils parviennent à mettre cet épisode de côté et qu’ils puissent poursuivre leurs examens dans les meilleures conditions possibles.
Que feriez-vous si vous étiez à la place du ministre de l’Éducation ?
Il faut d’abord disposer de toutes les données relatives, informations que je n’ai pas dans cette situation. Puis prendre une décision en concertation avec les parties concernées. Je comprends également qu’il soit nécessaire de prendre toutes les précautions possibles afin que les élèves puissent passer leurs examens dans les meilleures conditions.
Quelle est votre réaction ?
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