Malgré les échanges engagés avec les autorités, le mouvement syndical ne compte pas relâcher la pression. À l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, le secrétaire général de la CNTS, Mody Guiro, a rappelé que toute décision concernant la suspension de la grève devra être soumise à l’appréciation des centrales syndicales concernées.
Le bras de fer entre le gouvernement et les organisations syndicales se poursuit au Sénégal. Alors que plusieurs secteurs ont été touchés par les arrêts de travail, les négociations se poursuivent en vue de trouver une issue à la crise sociale.
Dans ce contexte, la rencontre entre le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, et le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), Mody Guiro, constitue une nouvelle étape dans les discussions.
Mais les échanges avec les autorités ne signifient pas pour autant un abandon du mouvement de contestation.
Le responsable syndical a notamment insisté sur la nécessité de respecter les mécanismes de concertation entre les différentes organisations engagées dans le mouvement. Pour lui, la décision de mettre fin au mot d’ordre ne saurait relever d’une initiative individuelle; elle devra être discutée avec les centrales syndicales concernées avant toute annonce de suspension.
Des engagements à coucher sur papier
Au-delà des discussions, les syndicats attendent des garanties tangibles de la part des autorités. Mody Guiro plaide ainsi pour que les engagements pris par les ministres soient consignés dans des documents écrits, afin d’en assurer la traçabilité et de faciliter le suivi de leur mise en œuvre.
Cette exigence traduit la volonté des représentants des travailleurs de ne pas s’en tenir à de simples assurances verbales.
Dans un climat social marqué par les revendications et les arrêts de travail, la formalisation des promesses gouvernementales apparaît comme un enjeu majeur pour rétablir la confiance entre les deux parties.
La poursuite des négociations laisse entrevoir une possibilité de dénouement, mais un dénouement heureux dépendra de la capacité du gouvernement à apporter des réponses jugées satisfaisantes par les syndicats.
En attendant, le mouvement syndical maintient la pression et réserve aux instances concernées toute décision relative à la levée du mot d’ordre de grève.
